Les autorités fédérales banissent l'anti-virus Kaspersky — Etats-Unis

Le siège mondial de Kaspersky se trouve à Moscou

Le siège mondial de Kaspersky se trouve à Moscou

Attaqué par Eugene Kaspersky sur son manque de preuves quant à la réalité de la menace, Washington reste prudent expliquant qu'au-delà des soupçons concernant l'entreprise, l'emprise légale du Kremlin sur les entreprises russes forcerait la main des équipes de sécurité américaine. "Le gouvernement russe, qui pourrait agir seul ou avec la collaboration de Kaspersky, pourrait profiter des produits de Kaspersky pour accéder à des documents et des systèmes informatiques du gouvernement fédéral et les compromettre, ce qui a un impact direct sur la sécurité nationale des Etats-Unis", a-t-elle précisé. Le gouvernement américain a décidé d'interdire l'usage des logiciels de la société russe Kaspersky, spécialisée dans les solutions de cybersécurité.

Les relations continuent de se tendre un peu plus entre les États-Unis et la Russie.

En réponse à l'annonce faite mercredi par le DHS, Kaspersky a déclaré n'avoir aucun "lien inapproprié" avec aucun gouvernement que ce soit, et être "déçu" par la décision du gouvernement américain.

A la suite de cette opération coup de poing lancée par Washington, Kaspersky a fait part de sa déception dans un communiqué.

Avant l'interdiction du gouvernement américain d'utiliser l'antivirus de Kaspersky dans les agences fédérales, le bureau chargé des achats du gouvernement fédéral américain (GSA) avait déjà retiré Kaspersky de la liste des vendeurs agréés. Par conséquent, Kaspersky était donc considéré depuis le début de l'été comme un logiciel espion du Kremlin. De plus, une nouvelle enquête de Bloomberg publiée en juillet affirme, sur la base de mails internes à la société russe, que Kaspersky a entretenu une relation étroite avec le FSB, la principale agence de renseignement russe.

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