Suspecté de radicalisation, un intervenant écarté d'un collège — Côte-d'Or

Salle de classe

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Les parents des élèves du collège Jacques Mercusot à Sombernon, en Côte-d'Or, étaient loin de s'imaginer qui avait donné un cours d'anglais à leurs enfants le 12 septembre dernier. Il a rapidement été écarté dans la journée par le rectorat, le suspectant de s'être radicalisé. Le trentenaire a été interpellé en juin par les policiers de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention) de Bordeaux qui intervenaient dans le cadre d'une enquête sur une filière djihadiste, suspectée de vouloir rejoindre les combattants du groupe État Islamique en Syrie. Cet Algérien de 48 ans a été lui-même mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et écroué. "Il est donc intervenu une seule matinée dans l'établissement, les éléments du dossier administratif ne permettant pas son maintien", a expliqué le rectorat, cité par le quotidien régional. "Le recrutement des personnels non titulaires est toujours effectué avec la plus grande rigueur, tant sur le plan pédagogique qu'administratif, conformément à la réglementation", ajoute le communiqué.

L'enseignant aurait été présenté aux juges antiterroristes du parquet de Paris puis mis en examen pour " association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste " et placé sous contrôle judiciaire.

"Le fait que l'article paru ce matin mette les parents en émoi, le collège en émoi, joue évidemment" dans la décision de "ne pas maintenir" ce professeur dans ce poste, a annoncé le porte-parole du rectorat.

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