Aung San Suu Kyi annule un déplacement à l'ONU — Rohingyas

AUNG SAN SUU KYI ANNULE SA VENUE À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'ONU

Rohingyas : Aung San Suu Kyi annule un déplacement à l'ONU

Il semble que l'on ait à faire à "un exemple classique de nettoyage ethnique", a affirmé en début de semaine le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme. "J'appelle les autorités de Birmanie à suspendre les activités militaires et la violence et à faire respecter la loi", a déclaré M. Guterres.

L'annonce a été faite par M. Zaw Htay, porte-parole de la responsable birmane, au moment où le Conseil de sécurité de l'Onu a réclamé à la Birmanie "des pas immédiats" pour faire cesser une "violence excessive" dans l'ouest du pays contre la minorité musulmane Rohingyas. 'Quand un tiers de la population Rohingya doit fuir le pays, pensez-vous pouvoir trouver un meilleur mot pour décrire' la situation, a-t-il rétorqué à un journaliste, sans lui-même prononcer le mot de génocide. S'agit-il de nettoyage ethnique?

"Les relations d'Aung San Suu Kyi avec les Rohingyas ont toujours été difficiles et cruelles", explique le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui avait rencontré en 2012 à Berne la Prix Nobel de la paix qui est devenue la cheffe du gouvernement birman.

Ils accusent l'armée birmane de tuer les leurs et d'incendier leurs maisons.

L'ONU considère que les Rohingyas sont victimes d'une 'épuration ethnique' au Rakhine (aussi appelé Arakan), région historiquement en proie à des troubles communautaires et sujette à une nouvelle flambée de violences depuis fin août. Depuis fin août, plus de 379.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh voisin, pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane consécutive à des attaques de rebelles rohingyas.

Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés, démunis, affamés, après des jours de marche sous la pluie.

Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine.

Dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé hier les Nations unies à " des actions audacieuses et décisives ".

Mais la tâche d'Aung San Suu Kyi est compliquée par la montée des bouddhistes extrémistes ces dernières années.

Quant à l'Ong Human rights watch, elle s'est attendue à des "décisions substantielles" qui seraient prises par le Conseil de sécurité, notamment un embargo sur les armes en Birmanie.

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