Trump rencontrera Macron et Netanyahu lundi, l'Iran au coeur des discussions

NICHOLAS KAMM

L'accord sur le nucléaire n'est "pas renégociable", déclare l'Iran

La prolongation de la suspension des sanctions qui vont de pair avec l'accord " ne préjuge en rien des décisions futures", a insisté ce haut responsable. Les Iraniens "violent les différents termes" de l'accord et son "esprit", a déclaré jeudi Donald Trump.

"L'administration a approuvé cette suspension pour se donner plus de flexibilité", a expliqué la porte-parole du département d'État Heather Nauert.

"Le JCPOA (Plan d'action global conjoint) n'est pas renégociable".

En dépit de ce durcissement vis-à-vis de l'Iran, Donald Trump ne semble pas pressé d'enterrer l'accord sur le programme nucléaire iranien.

L'accord sur le nucléaire iranien prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions en échange des limitations acceptées par Téhéran. Il doit renouveler cette démarche tous les 90 jours et, bien qu'il ait promis avant son élection de "déchirer" l'accord nucléaire, il l'a depuis validé à deux reprises.

"Aucune décision finale n'a été prise" pour le moment pour "certifier" ou "dé-certifier" la conformité de l'accord nucléaire, a pour sa part indiqué jeudi le secrétaire d'État américain Rex Tillerson.

Israël espère aborder ce sujet avec l'administration de Trump, laquelle pèse actuellement sur le sort de l'accord dans la mesure où elle devra confirmer avant la mi-octobre si l'Iran a tenu ses engagements.

"Le président Trump a été clair avec ceux qui le conseillent sur cette politique: nous devons prendre en compte la totalité des menaces iraniennes, et pas seulement les capacités nucléaires de l'Iran", a-t-il ajouté, en référence au développement de missiles balistiques iraniens. L'Iran, par la voix de son ministre des affaires étrangères Javad Zarif, a réaffirmé que l'accord de 2015 n'était pas négociable.

Or Haaretz a révélé que même si Netanyahou et le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, pensent qu'un retrait de l'accord se ferait dans l'intérêt d'Israël, des experts dans les renseignements et la Direction de la planification stratégique au sein de l'armée, ainsi que le Mossad, le ministère des Affaires étrangères et le Comité de l'énergie atomique soutiennent le contraire. Elle pourrait réunir les États-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne d'un côté, et l'Iran de l'autre.

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