Le Hamas prêt à négocier avec Mahmoud Abbas — Gaza

Territoires palestiniens : le Hamas se dit prêt à la réconciliation avec le Fatah

Le Hamas palestinien fait un premier pas vers la réconciliation avec le Fatah

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza depuis 2007, a annoncé dimanche la dissolution d'un conseil controversé perçu comme une entrave à l'unité interpalestinienne, et appelé son rival du Fatah à engager des nouvelles discussions de réconciliation.

Ramallah a affirmé que la décision du Hamas de dissoudre son comité administratif, qui dirige la bande de Gaza, et d'inviter le gouvernement Abbas à revenir dans le Territoire gazaouï représente "un pas dans la bonne direction" pour le rapprochement des deux entités politiques palestiniennes.

Dans un communiqué publié plus tôt dans la journée, le Hamas avait indiqué qu'il était prêt à discuter de la formation d'un gouvernement de réconciliation et à organiser des élections générale en Cisjordanie et à Gaza.

Mahmoud Abbas, dirigeant du Fatah et président de l'Autorité palestinienne, a, lui aussi, été invité à se rendre en Égypte la semaine dernière.

Le mouvement islamiste avait annoncé en mars dernier la création de ce comité administratif formé de sept hauts responsables de l'organisation pour gérer les affaires de Gaza. Il avait été perçu par le président Abbas comme un gouvernement parallèle entravant la réconciliation, ce que le parti islamiste avait nié.

Le Hamas administre la bande de Gaza depuis qu'il en a chassé en 2007 l'Autorité palestinienne contrôlée par le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

L'annonce du Hamas intervient quelques jours après une visite au Caire de son chef, Ismaïl Haniyeh, premier déplacement du leader du Hamas en Egypte depuis son élection en mai.

La bande de Gaza, qui a connu ces dix dernières années une quasi-guerre civile et trois guerres avec Israël, compte quelque deux millions d'habitants et est soumise depuis dix ans à un rigoureux blocus de l'Etat hébreu. Aux portes du désert, l'enclave souffre d'un manque permanent d'eau et d'électricité et, selon l'ONU, risque de devenir "invivable" d'ici à 2020.

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