Trudeau a parlé à Aung San Suu Kyi — Rohingyas

ONU: 270 mille musulmans Rohingyas ont fui Arakan vers le Bangladesh

Trudeau a parlé à Aung San Suu Kyi — Rohingyas

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, mise en cause dans les violences qui ont contraint à l'exode près de 370.000 musulmans Rohingya, ne participera pas à l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte mardi à New York.

Les Nations-Unies accusent la Birmanie de nettoyage ethnique des Rohingyas.

L'an dernier à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU, la prix Nobel de la paix, qui dirige de facto le gouvernement birman depuis avril 2015, avait promis de soutenir les droits de cette minorité musulmane.

Aung San Suu Kyi "va parler de réconciliation nationale et de paix" dans une allocution télévisée le 19 septembre, a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Zaw Htay. Malades, blessés pour certains, affaiblis et affamés, les réfugiés arrivent complètement démunis dans une zone où les camps miséreux sont déjà surpeuplés. Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine, d'une ampleur sans précédent pour ce conflit.

Fin août, les rebelles de l'armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin ("Mouvement de la foi" en arabe), avaient réussi à coordonner des attaques contre plusieurs dizaines de postes-frontières birmans, équipés de simples machettes et couteaux.

Quant au Conseil de sécurité qui se retrouvait à huis clos, hier, pour discuter des violences dans l'État birman de Rakhine, il s'annonce divisé. La réunion s'annonce divisée alors que la Chine, premier investisseur étranger en Birmanie, a exprimé publiquement son soutien à Naypyidaw.

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