Un nouveau PTZ centré sur les zones tendues en 2018 — Logement

La base de calcul des APL sera modifiée dès 2019

Julien Denormandie secrétaire d'État à la Cohésion des territoires. ALAIN JOCARD AFP

Alors que les orientations du Président et du gouvernement dans le champ de l'emploi et du travail ont fait l'objet d'une présentation structurée cohérente avec les propos tenus lors du débat électoral, on a plutôt droit à des touches successives dans le domaine du logement qui n'a de fait pas été un élément central du débat politique lors des élections d'avril à juin. Une chose est sûre, le budget consacré au logement va baisser.

S'agissant du Prêt à Taux Zéro (PTZ), Julien Denormandie a confirmé que ce dispositif réservé aux primo-accédants sera reconduit en 2018 "mais de manière plus ciblée". Quelque 120.000 ménages ont ainsi bénéficié d'un PTZ l'an dernier, soit deux fois plus qu'en 2015, pour un coût annuel d'environ 800 millions d'euros pour l'Etat. La zone B2 pourrait notamment en faire les frais. Il a aussi été réintroduit dans l'immobilier ancien, sous condition de travaux.

"La seule suppression de ces aides dans les zones B2 et C éliminerait près de 50 000 opérations d'accession et reviendrait à abandonner 34 000 communes, où vit 60% de la population française, alors que le taux d'effort des ménages pour se loger dans ces territoires est en réalité aussi élevé que dans les zones tendues", indique la LCA-FFB. Pire, cette décision risque d " accentuer la fracture territoriale" selon l'organisation professionnelle. Or, le logement est, l'un des trois secteurs, avec le transport et l'emploi, devant générer le plus d'économies au sein d'un projet de loi de Finances 2018, qui en prévoit au total 20 milliards d'euros.

La mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2019. Des discussions sont actuellement menées avec les bailleurs sociaux et Julien Denormandie a confirmé la piste du gel du taux d'intérêt du Livret A à 0,75% pendant au moins 2 ans.

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