Décès d'Anne Bert, euthanasiée à sa demande en Belgique ce lundi

Anne Bert

Anne Bert

Un récit intime blâmant les "conservateurs qui affirment que la vie doit être vécue jusqu'au bout de l'enfer" doit être publié le 4 octobre.

La romancière et éditrice de 59 ans défendait la liberté de "choisir sa fin de vie".

Anne Bert s'est éteinte lundi matin peu après 9h en Belgique, a indiqué sa fille dans un appel téléphonique à l'AFP, information confirmée peu après par son éditeur Fayard. Cinq mois plus tard, c'est face à Léa Salamé sur France Inter qu'elle se confiait de nouveau, évoquant son ouvrage intitulé Le tout dernier été.

Un exil forcé pour celle ne cessait de plaider en faveur des malades, allant même jusqu'à invectiver les candidats à la présidentielle. Elle répétait alors, quelques semaines avant sa mort: "Je suis en colère que ce soient des motifs religieux qui empêchent de voter une loi autorisant l'euthanasie (.) J'ai honte que la France se déleste de ça sur les autres pays".

Anne Bert souffrait d'une sclérose latérale amyotrophique (SLA) aussi appelée "maladie de Charcot", qui conduit à une paralysie des muscles qui l'"emmure progressivement".

Cette législation "répond plus aux préoccupations des médecins qu'aux droits des patients qui souhaitent ne pas aller au terme de leur maladie incurable ou accepter d'insupportables souffrances", regrettait Anne Bert dans sa lettre ouverte aux candidats à la.

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