Peut-on mettre fin à l'universalité des allocations familiales ?

Agonie cruelle de notre politique nataliste
 Hier


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Pour le manque de main-d’œuvre il suffira d’aller se servir dans les pays pauvres

Agonie cruelle de notre politique nataliste  Hier Shutterstock Pour le manque de main-d’œuvre il suffira d’aller se servir dans les pays pauvres

"Qu'ensuite on réfléchisse de manière plus globale à une politique familiale efficace qui permette de conjuguer éducation des enfants et travail et que cela conduise à faire disparaitre les allocations familiales pour ceux qui ont les revenus les plus élevés, je vais vous dire très sincèrement: cela ne me choque pas", a-t-il affirmé.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a déclaré mardi sur CNews n'être "pas fermé" à la possibilité de "supprimer les allocations familiales pour les revenus les plus élevés". "Je ne suis pas fermé à cette idée, à une condition importante, c'est qu'on ne se contente pas d'une mesure ponctuelle (...) Il faut tout regarder: le quotient familial (et) les tarifs dans les services publics, notamment dans les crèches".

Depuis 2015, les allocations familiales sont modulées en fonctions des ressources. "C'est Agnès Buzyn qui portera ça", a-t-il précisé, tout en lui prodiguant quelques conseils: "Il faut consulter, il faut écouter", mais aussi "donner de la cohérence, de la perspective pour que les Français s'y retrouvent".

"C'est le député LREM de l'Isère et rapporteur de la commission des affaires sociales à l'Assemblée, Olivier Véran, qui a exhumé cette idée".

Relancé la semaine dernière par le député REM Olivier Véran, le débat sur la suppression des allocations familiales pour les ménages les plus riches est remonté jusqu'au sommet du ministère de l'Économie.

79% des personnes interrogées disent "oui" à la suppression pure et simple des allocations pour les personnes qui gagnent plus de 6 000 euros par mois.

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