L'opération "Mois sans tabac" renouvelée en novembre

FRANCE: Le Mois sans tabac de retour en novembre

Coup d'envoi de l'opération «Mois sans tabac»

L'idée: encourager les fumeurs à tenir un mois sans cigarette, en espérant créer le déclic pour un abandon définitif du tabac.

"Le succès de la première édition nous a montré que les Français étaient réceptifs à l'incitation positive dans l'arrêt du tabac", a dit François Bourdillon, directeur général de Santé publique France. Selon l'expérience outre-Manche, arrêter de fumer pendant un mois multiplie par cinq les chances d'arrêter définitivement le tabac. Il espère imposer l'opération à l'avenir comme "le rendez-vous qui les incite à passer à l'acte". Pour le deuxième "Mois sans tabac", en novembre, le gouvernement invite les fumeurs à choisir leur équipe, par thème ou par région, pour "susciter 1 million de tentatives d'arrêt du tabac". ". Nouveauté cette année, la campagne mise en effet sur le collectif pour réussir".

Douze grandes villes accueilleront par ailleurs un "dispositif itinérant, ludique et interactif", sur le modèle des "fan zones" de supporters, pour "aller à la rencontre des fumeurs et de leur entourage". Ces lieux permettront de s'informer, de rencontrer des professionnels de santé, de s'inscrire à #MoisSansTabac et de participer à des animations.

La première édition, l'an dernier, a été un "large succès", selon le ministère, avec 637.000 kits gratuits d'aide à l'arrêt du tabac distribués en pharmacie, 180.000 inscrits à l'opération et 118.000 téléchargements de l'application mobile "Tabac info service", qui délivrait conseils et encouragements pendant tout le mois.

"Les personnes sans diplôme fument deux fois plus que les personnes diplômées" et "le tabac touche moins d'un Français sur trois ayant un emploi alors qu'il atteint la moitié des personnes au chômage", a ainsi rappellé Agnès Buzyn. Cet engouement s'est aussi manifesté sur les réseaux sociaux: la page Facebook a compté jusqu'à 10 000 interactions par semaine et bénéficié de 70 000 likes.

La France figure parmi les mauvais élèves européens, avec encore 32% de fumeurs réguliers et 24% de fumeurs quotidiens. Plus de 75 000 décès prématurés sont attribués chaque année au tabac.

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