Obésité chez les enfants et les adolescents : des chiffres alarmants

Ph. kate_sept2004

Ph. kate_sept2004

C'est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet. Aucune région du monde n'est épargnée par le phénomène. Alors qu'on ne comptait que 6 millions d'obèses chez les garçons âgés de 5 à 19 ans en 1975, ils sont désormais 74 millions - contre une évolution de 5 à 50 chez les filles. Si tous les pays sont touchés par ce fléau, c'est en Polynésie que l'on trouve le plus d'enfants obèses: plus de 30 % des 5-19 ans sont obèses sur les îles Cook, par exemple.

Un constat très inquiétant, alors que l'obésité provoque des risques accrus de maladies chroniques, telles que le diabète, et de maladies cardiovasculaires.

Dans une large étude épidémiologique, la plus conséquente à ce jour, l'agence onusienne et l'Imperial College London, ont analysé le poids d'environ 130 millions d'enfants et d'adolescents afin de déterminer comment leur morphologie a évolué depuis le milieu des années 70. Dans les deux cas, c'est la malnutrition qui est en cause.

Chez les adultes, les femmes sont plus touchées (390 millions en 2016, contre 69 millions en 1975) que les hommes (281 millions aujourd'hui, contre 32 millions en 1975).

Depuis 1975, le nombre d'enfants obèse dans le monde a explosé, tandis que le nombre d'enfant en sous-nutrition reste important. Ces données indiquent une lente diminution depuis 2000 - sauf en Asie du Sud et du Sud-Est et en Afrique du centre, de l'Est et de l'Ouest. Pour arriver à cette conclusion, les auteurs de l'étude se sont appuyés sur les données portant sur 31,5 millions de jeunes dans 200 pays. Les deux tiers de ces jeunes en sous-poids habitent en Asie du Sud-Est, notamment en Inde.

Selon cette étude, au rythme de progression actuel, le nombre d'enfants obèses sera plus élevé en 2022 que celui des gamins qui souffrent d'une insuffisance de poids.

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"Notre étude montre qu'il y a un besoin continu de politique en faveur d'une meilleure alimentation, particulièrement dans les pays à faible revenu", notent les chercheurs.

Le spécialiste de santé environnementale met en garde en particulier contre le risque de " mauvaise transition alimentaire, avec une augmentation des aliments à forte teneur énergétique mais pauvres en nutriments ".

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