L'Iran presse Trump de ne pas s'aliéner le "monde entier" — Nucléaire

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 6 octobre 2017

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 6 octobre 2017

" Tant que de nouvelles sanctions ne sont pas prononcées, l'Europe, mais aussi l'Iran devraient rester calmes, même si la décertification pourrait aussi réveiller les dissensions de la classe politique iranienne elle-même vis-à-vis de l'accord", ajoute Christopher Bolan.

L'accord sur le nucléaire a été conclu par l'Iran et six puissances mondiales - la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie + l'Allemagne - en juillet 2015.

Certains démocrates à l'époque avaient également rejeté un tel pacte, à l'image du représentant Eliot Engel (16 district de New York).

Les États-Unis s'opposeront au "monde entier", et pas seulement à l'Iran, s'ils sortent de l'accord sur le nucléaire iranien, a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani, alors que son homologue américain Donald Trump s'apprête à dénoncer cet accord signé en 2015.

"Il nous faut travailler avec nos alliés et partenaires à un ordre du jour en commun qui obligera le régime iranien à rendre des comptes, et non pas séparer l'Amérique de nos plus proches amis à travers le monde", a-t-il dit devant la commission des Affaires étrangères de la chambre basse du Congrès. Il vise à limiter les activités nucléaires de la République islamique en échange de la levée des sanctions internationales contre la République islamique.

Donald Trump a jusqu'ici "certifié" l'accord mais a fait savoir que l'échéance cruciale serait la prochaine, qui tombe dimanche.

"Le président a pris une décision concernant la stratégie globale sur l'Iran". Donald Trump s'appuie en effet, en partie, sur les tests de missiles réalisés récemment par Téhéran, non couverts par l'accord.

Si "décertification " il y a, alors le dossier sera transmis au Congrès américain.

Selon plusieurs responsables américains, il pourrait cette fois-ci décider de ne pas "certifier" l'accord, ce qui renverrait de fait la balle dans le camp du Congrès et ferait peser une lourde incertitude sur le devenir de ce texte. Le rétablissement de sanctions par les Américains serait un premier pas vers le retrait des Etats-Unis de l'accord, auquel s'opposent vigoureusement les alliés européens de Washington. La Maison Blanche n'a annoncé aucune date.

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