Macron va reconnaître le drapeau européen

Lors de la bataille de Yorktown en 1781 les troupes françaises arborant un drapeau blanc

Lors de la bataille de Yorktown en 1781 les troupes françaises arborant un drapeau blanc. John Trumbill- Wikimedia commons

Premier opposant sur toute la ligne.

"Je voulais vous dire que, lors du prochain Conseil européen (...) j'affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de L'Hymne européen et du drapeau européen", c'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron, mardi, en marge d'un échange avec Daniel Cohn-Bendit et Gilles Keppel à Francfort, comme l'a relevé Le Figaro.

Ce à quoi le député des Bouches-du-Rhône a riposté ce mercredi 11 octobre par un communiqué contestant la légalité de cette reconnaissance.

Il s'agit en fait de signer la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne, qui dispose que "le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu, l'hymne tiré de L'Ode à la joie de la Neuvième symphonie de Beethoven, la devise +Unie dans la diversité+, l'euro en tant que monnaie de l'UE et la Journée de l'Europe le 9 mai continueront d'être les symboles de l'appartenance commune des citoyens à l'UE et de leur lien avec celle-ci". "Il n'est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté", écrit Jean-Luc Mélenchon, lui-même ancien eurodéputé, en faisant référence au rejet par la France du traité constitutionnel européen qui instaurait l'emblème européen.

"Vous n'avez pas le droit d'imposer à la France un emblème européen confessionnel". La Constitution et le simple souci de la démocratie, autant que l'attachement à la plus simple exigence laïque, ne le permettent pas.

La semaine dernière, le groupe LFI avait déposé en vain un amendement visant à supprimer la présence du drapeau européen dans l'hémicycle.

Le drapeau tricolore n'a fait son apparition dans l'hémicycle qu'en 2007, à l'initiative du président de l'Assemblée d'alors, Jean-Louis Debré.

Il a reçu le soutien du député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan qui, dans un communiqué, accuse Emmanuel Macron de "coup d'Etat symbolique" et demande un référendum.

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